We all know how it works, don't we ? Even I, but still I would pretend to be on that boat, playing dice with you, in the foul smells of gasoline.
An indian guy was watching us, I remember, and asked what game we were playing and we simply could not explain,
could not explain there were really no rule, that we just didn't want to sleep, we wanted to stay so close
and spend those hours as one soul, cradled by the motor's distant song.
Outside it was cold and time decayed.
But Gods know how luck goes, underneath the dark surface.
I remember your mysterious beauty, half masked, a northern refugee in leather jacket.
If gamblers could pretend, they would still do. Pretend they are sleeping when they are, truly, keeping each others safe.
(ce texte n'a pas d'objectif "littéraire", c'est juste un souvenir que je voulais partager)
Les rapports que j'entretiens avec ma mère sont compliqués, depuis un moment déja.
A 33ans j'étais toujours une forte tête et nos différents étaient nombreux.
Ainsi je ne m'étais pas étonné outre mesure lorsque, l'été dernier, j'étais resté sans nouvelle
d'elle pendant quelques temps. J'avais appris par mon père, souvent en déplacement à l'étranger,
qu'elle s'était installée pour les vacances dans leur résidence secondaire, une maison
de campagne confortable, au milieu d'un village tranquille, dans le loiret.
Passer lui rendre visite dans cet environnement paisible me semblait une bonne façon
de renouer un contact et des liens que le temps et les malentendus avaient un peu distendus.
Je pris donc le train. Bruxelles, Paris, Montargis, un matin de Juillet, sans l'en avoir prévenue.
J'avais peur d'entendre, même avec diplomatie, que je n'étais pas le bienvenue.
J'arrive au porsche blanc et je sonne. J'aperçois le terrain et il me semble moins bien
entretenu qu'à l'habitude. L'air est agréable et chaud, idéal pour des vacances.
Après un moment, je la vois enfin arriver et je devine immédiatement qu'il se passe
quelquechose d'inhabituel. Elle se dirige vers le portail et bientôt je peux distinguer son visage
avec plus de précision. Elle me sourit et semble à la fois sincèrement heureuse de me voir et génée,
ses gestes trahissent une certaine nervosité. Elle est euphorique et confuse au point que je me
demande si elle n'a pas bu quelques verres. Mais à son regard fixe et ses yeux trop ouverts,
je comprends qu'il s'agit d'autre chose.
Tous les deux installés à une table de jardin, nous nous retrouvons autour d'un café.
Je suis arrivé depuis quelques heures et elle ne cesse de me poser d'innombrables
questions sans pourtant s'intéresser aux réponses que je peux lui faire.
Elle cache mal une certaine excitation. Et lorsqu'enfin je lui demande ce qui la trouble autant,
elle ne tient pas très longtemps. Elle me fixe d'abord, me jaugeant du regard, puis elle déclare qu'elle
a quelquechose à me montrer.
Cette maison à la campagne est une demeure simple et relativement récente.
En pierre, elle possède de grandes pièces au rez de chaussée dont une avec une imposante cheminée.
L'étage est fait d'une longue pièce arrangée en dortoir, à la charpente apparente et à la moquette agréable.
Ma mère monte l'escalier en bois et au fil des marches, je sens sa nervosité s'accroître.
Arrivés en haut elle me prend par le bras et m'emmène vers la fenêtre du fond. Celle-çi est montée sur un panneau
de bois basique et constituée de deux vitres sur sa partie supérieure.
"Regarde" me dit-elle. Alors j'observe. Au delà des vitres, la maison du voisin derrière la haute haie de tuyas,
aux volets fermés, comme souvent. La pelouse bien entretenue par un jardinier privé.
"Tu vois ?" Je regarde la fenêtre elle même. Son montant peint en blanc; une mouche ricoche contre la paroie
transparente. Quelquechose me pertube.
"Là..." J'identifie alors ce qui me gêne. A la base de la fenêtre, à l'angle formé par le sol et le panneau de bois, je distingue une sorte de clarté qui n'a pas de justification, qui ne devrait pas être. Je déduis que le bois à travaillé et que la lumière vient de l'extérieur, du jardin en bas. Je m'agenouille et m'approchant de la clarté, je vois...
J'observe, comme si je me tenais à quelques centaines de mètres en hauteur, une forêt fournie et une clairière
dégagée, au sol sombre et boueux, dans laquelle se tiennent quelques batiments dont un, plus particulier,
plus vertical, blanc sur lequel est écrit quelquechose que je n'arrive pas à comprendre.
Je suis estomaqué. Hypnotisé par cette vision incompréhensible...
Comment, depuis ce trou de d'environ 5 centimètres, dans le mur d'une maison, peut-on
contempler un tel spectacle ? C'est inimaginable, incroyable... Je cherche une explication, me relève, regarde
par la fenêtre elle-même mais rien n'a changé, toujours la même haie de tuyas, la même pelouse de l'autre côté.
Je l'ouvre et je me penche en essayant de comprendre, en vain. Je retourne alors vers ma mère pour
lui faire part de mon incrédulité mais elle est déja agenouillée là où je me tenais il y a quelques instants et
regarde fixement par le trou.
Peu après, nous discutons, tous les deux assis sur le sol à l'étage. Je suis toujours abasourdi. Ma mère, elle,
semble avoir plus de recul à ce propos. Elle me raconte qu'elle a fait cette découverte par hasard, en passant
l'aspirateur. La brosse de la machine, cognant la base du panneau, a fait apparaître un filet de lumière.
Intriguée, elle s'est baissée et ne comprenant pas l'origine de cette lueur, s'est mise à gratter le pourtour, suffisament
pour pouvoir regarder par cette brèche. Alors bien sûr, elle est étonnée mais pas autant que moi
de l'impossibilité d'un tel évènement. Nous nous perdons en conjoncture jusqu'au soir.
Les jours suivants sont incroyables. Incroyablement normaux. Ma mère passe la plus grande partie de son temps
devant la brèche par où elle observe la clairière composée de batiments dont le nombre - ou la disposition - change
aussi épisodiquement que mystérieusement. Entre ces constructions passent aussi des formes qu'elle appelle des gens. J'ai vu ces formes... Elles sont bien humanoïdes, blanches. Mais d'une telle distance, d'une telle hauteur, difficile de dire qu'il s'agit effectivement de personnes. Je n'aime pas regarder dans le trou parce que cela me donne le vertige et j'imagine y être soudain aspiré et tomber dans la clairière. Enfin... c'est ce que je dis quand ma mère m'invite à partager ses observations. La vérité c'est cette vision incompréhensible me glace le sang.
J'ai pu voir un peu mieux les lettres sur la construction blanche. Il s'agit d'une sorte d'enseigne verticale
qui comporterait les lettre HHA ainsi que d'autre caractères que je n'ai pu reconnaitre. J'ai cherché sur internet
et je n'ai rien trouvé, dans aucune langue. Ma mère aussi fait des recherches. Très justement, elle a googlisé
"univers parallèle" sans tomber sur des résultats interessants ou directement exploitables dans notre situation.
Elle passe beaucoup de temps au premier étage, devant la brêche.
Mon travail se rappelle à moi, je dois repartir urgemment à Bruxelles. Je ne veux pas laisser ma mère seule dans cette maison mais mon père doit revenir dans quelques jours seulement... N'ayant d'autre choix, je la quitte
non sans lui avoir fait promettre de se tenir à l'écart de "l'anomalie".
Plus tard, dans le train, je reçois un sms de mon père dont le séjour en Guyane va se prolonger de deux semaines.
Ma mère m'appelle, peut-être une semaine plus tard, sa voix est paniquée bien loin de l'état dans lequel
je l'avais laissée. Elle me raconte... Après de nombreuses heures d'une inlassable observation, elle a fini par vouloir
établir un contact avec les "personnes en bas". Elle a mis au point un stratagème. Dans un petit panier en osier
elle a placé des morceaux de papier sur lesquelles sont annotées différentes phrases dans différentes langues.
Des questions simples, m'explique-t-elle, auxquelles elle a joint un crayon. Elle a ensuite, avec de nombreuses
bobines de petite corde nouées bout à bout, fabriqué un lien long de cent mètres précisément au bout duquel elle a attaché le panier. Elle a ensuite fait glisser le panier par le trou jusqu'au sol boueux, lentement.
Sauf que celui-çi toucha terre... trop rapidement. Malgré les apparences, le sol de la clairière ne se trouve
qu'à seulement sept mètres du trou ! Elle a peur qu'à cette faible distance, les gens d'en bas puissent passer par la faille. Je comprends instictivement que la situation est grave et je lui dit que j'arrive immédiatement.
J'emprunte une voiture. Durant le trajet je me demande comment elle a pu faire passer un panier en osier, aussi
petit soit-il par la minuscule brèche...
Après une route ininterrompue, arrivé en trombe, je sors de la voiture et cours jusqu'à la maison.
J'entre et appelle ma mère. Elle est en haut, je monte les escaliers précipitamment et fonce vers
la fenêtre du fond. Ma mère est adossée à des planches et d'autres objets de grandes tailles, placés contre la fenêtre et au sol. Entre ces éléments de barricade de fortune, je vois de la lumière percer et se répandre; alors que dehors,
notre dehors, il fait toujours nuit.
Je comprends que le trou béant a dû être gratté, peu à peu, aggrandi pour faciliter la vue pour finir par s'ébrécher seul,
pan de réalité plus soutenu par rien. Avant de pouvoir produire une seule pensée logique, j'aperçois à ma droite, traversant le sol de l'étage et ses poutres, une fantastique couronne de lumières décrivant des rotations parfaites, cercle étincelant et deux formes humanoïdes sans visage, aux corps caricaturaux, glisser dans l'air avant de disparaître dans la pierre.
How I would have given everything I own...
How I would have been ready to see all my accounts deleted in a general banking bankruptcy !
If only the system had crashed down. I wanted it so much to happen.
We could have rebuilt a better world. It would have been hard & uncomfortable at first.
But real. And fair.
The forced revolution has not happen and markets have gone up again today.
Now we're doomed.
EDIT. How money is created. Amazing.
There is this guy on the internet, he sends me pictures of his naked wife.
She's slim and tanned but not that attractive.
I think she doesn't know because she is not posing.
Natural and relaxed, with her pale rose tongue out and her long fingers gripped tightly to his body.
She looks a bit hispanic, columbian maybe. She doesn't wear a ring, has cut herself while shaving
and obviously likes to be on top.
I stare and explore this breach into their intimacy like cold water has explored the heart of the Titanic.
I can't say I'm not aroused.
I wonder what's on Paul's mind when he gives me the opportunity to sneak a peak at her.
Maybe he wants to feel the power she gives him upon me.
I guess he was expecting supplies for one more pic like a dog barks for a bone.
But in return I prefer to write him excessively erotic notes, domination themed, about her.
Words are stronger than pictures. They melt in your mind like poison, dressing up as your own thoughts.
I think he's aroused.
There's a war that will arise soon.
We can all feel it, resounding in our bone structure, in the silence of our rooms.
Those living in high towers or comfortable houses better think about going underground.
I've felt the need to gather a lot of old books, found in odd places,
One euro books, dusty covers & foxed pages.
They tell everything we are slowly forgetting. Some might prove useful when it will come to survive.
Those books did belong to someone, once cherished, now cheaply sold.
Last thursday I drove to the Ardennes, a rural part of Belgium.
Lot of hills and forests that saw major battles during World War I & II
Stopping at a gas station for coffee and fuel, i ended buying bottles of gin.
So I went to the forest and drank until night and I finally fell into darkness.
Then, I dig a human sized hole in the ground.
Those books have been written, read, owned by people dead long ago.
The houses we live in have been designed & built by people dead decades ago.
Words we use. Religion. Philoshophy. We are living in a cemetery.
This war will be our own.
I'm making a movie about how life is f$cking great.
You can already listen to its complete soundtrack
Warning. This disco funk mix will save your soul
01 Kid Creole & The Coconuts - Stool Pigeon
02 Grandmaster Caz - South Bronx Subway Rap
03 Joyce Sims - Come Into My Life
04 Freeez - I.O.U.
05 Boule Noire - Aimer D'amour
06 Michael Jackson - It's Great To Be Here (Kenny Dope Mix)
07 2-01 To Be Real (12_)
08 BB&Q Band - Dreamer
09 Chuckii Booker - Games
10 Force MD's - Itchin' For A Scratch
11 Guy - Groove Me
12 Inner Life - I'm Caught Up (In A One Night Love Affair)
NO SONG THIRTEEN
14 Jane Child - Don't Wanna Fall In Love
15 Klymaxx - The Men All Pause
16 Lisa Stansfield - Been Around The World
17 Meli'sa Morgan - Fools Paradise (Extended Version)
18 Rockmaster Scott - Request Line
19 The World Famous Supreme Team - Hey DJ (Original 12- mix)
20 Tom Tom Club - Genius Of Love (Long Version)
21 Unlimited Touch - I Hear Music In The Streets
22 Yarbrough & Peoples - Don't Stop The music
(Three chapters story written on a Toshiba Satellite Laptop with Shiva sticker because sarvam khalv idam brahma)
Chapter One
Damn.
Don't ever trust a song.
Chapter Two
Today i felt like i really belong to Brussels.
The bureaucratic capital of Europe is also a fascinating multicultural city in a middle of a tiny country struggling with different identities (and langages). People here are called 'zineke' (or dog bastard) because no one can pretend being a true born brusseleir.
Looks like it's a place where you only end. Maybe this city is where the world ends.
Welcome to the home of free thinkers of all kinds, jokers and trashed out artists !
Am i contaminated or did i join this grand circus because i felt, unconsciously, attracted to the
absolute dadaist/surrealist/whateverist atmosphere ?
Here, nothing really matters.
So, after the sad constatation that being serious (and good) at work was getting me nowhere, i choose to explode/explore the limits of my boring (if not stupid) work : stuck in front of a computer all day, repetitive tasks, brainless activities.
I began with changing names on public lists. I turned people into objects or animals with slight letters swaps.
Now i draw on Ms paint. Complex and erotic scenes i copy/paste in public folders.
If they are not checked now, they will be, one day.
First player (still incognito) of a game that gets more and more sophisticated, I spread unexpected sabotage on such a low level that it can't really be taken seriously, and then, punished.
But at the end, it's not the gravity of the acts that will destroy this company but their numbers.
Ninjarnachist, I delicately take the office candies out of their wrappings to replace them
with small balls of adhesive tape. I change the official wallpaper on every computer i work on,
with a five minutes work on MSpaint and some letters modifications, to produce a disgusting fecal joke in place of the company logo. It's right in front of everyone. So perfectly executed you can't see it unless you pay attention.
No one pays attention anymore. But the mind still does. Subliminal, my friend.
One employee can hardly make a company fall. But coworkers are like children. They see funny things and
want to do the same. And they do. Not in a very subtle way for the moment, but Rome has not burned in one night.
Nota Bene / Not all coworkers are the same. I have one evilish competitor. Fearless. Ignominious. This is going to be great.
Chapter Three
Beside those acts of rebellion, i also MSpaint great things at work. Lost pirates, totemic people, portraits.
The few people that saw them till now are quite amazed ^_^
I put a lot of efforts into those pieces, just like the ones i used to do on high school tables,
but i can't take them back home. Can't send them, can't tranfer them.
Engraved upon silicone. Ephemeral art of electricity. That's ok, we all die.
I usually don't like 'dance' tunes. You know the kind, easy. Some may say stupid.
But this one has arrived to the doors of my castle with its marching rythm like an hord of furious englishmen.
Camping in my reptilian brain, they light heavy fuel BBQs. They drink beer and i get stoned.
I usually don't act under the influence of music or lyrics.
But this tune made me take an incredible risk, jeopardizing what i have built those last months.
Playing it continously, I've started to think in loops, obsessive. Thinking in loops, obsessive.
thinking in loops,obsessive.Inking inloops Obsess ive.
Kinginlo ops ssessive in think loopsessive.
I should have just breathed
They share an apple at the park, early spring afternoon, lying on the grass.
Can you see them ? He asks.
She nods and smiles.
Yes i see them.
Trees in bloom and children games, lovers and laughters.
Beetles in your thoughts and hungry crows above us.
I'm a hunteress. I fear nothing but the end of poetry,
I'm anxious that all words will come to be said.
He remains silent.
She adds
I see the love we make again and again, perfecting our dances,
letting our bodies teach and learn, wipe and cry.
I know we will tire them to the point they get irreversibly numb.
Until they become dead weights on a wet sheet, leftover meat of a love feast.
We will drown ourselves this way. Enough to forget our sickness.

<3 i miss you read more
on please bankrupt